Une publication soutenue par la Fondation

Edition Zoé, 2013

Albert Cohen, romancier, mais aussi poète, dramaturge et autobiographe, n’est pas seulement la voix du peuple juif dans la littérature française. C’est aussi un grand satiriste, un romancier de la passion, un explorateur des écritures du moi, un inventeur de formes et un styliste hors pair, usant magistralement de toutes les formes de l’oralité. Son œuvre baroque est pleine de jeux de miroirs, de renversements, de mises en abyme, et d’excès comiques ou tragiques.
La tension qui s’y établit entre le grandiose et le dérisoire résume la manière dont se tisse dans l’oeuvre le lien entre éthique et esthétique : d’un côté une morale athée de la compassion, de la « tendresse de pitié », un intérêt porté aux obscurs, aux sans-grade ; de l’autre une esthétique du contrepoint, une polyphonie flamboyante, un appel à vivre avec intensité.

 

Auteur

Alain Schaffner

Docteur en science des textes et documents (Paris 7, 1994), agrégé de lettres modernes et diplômé de l'IEP de Paris, section Service public. - Professeur de littérature française du XXe siècle à l'Université de Picardie Jules Verne et directeur du Centre d'études du roman et du romanesque (en 2005)