Alexandre Friederich vit une enfance cosmopolite. Il étudie la philosophie à l'Université de Genève. En 1991, il fonde avec son frère Fabien et le musicien Bernard Monney le groupe «Brukt» (1993-1995) et la société d’affichage «Affichage vert» à Genève (1991- ), puis le collectif artistique «G3-art marchand» (1996-2001). Au début des années 2000, il se consacre à l’écriture de pièces de théâtre et de textes mêlant géopolitique et fiction. Ces derniers sont autant de récits (genre qu'il oppose à la tradition française du roman) qui impliquent une mise en situation de l'auteur. L'écriture, initialement fragmentaire, à base de notes, est pratiquée sur les lieux de l'expérience, qu'il s'agisse de traverser les grands cols des Alpes à vélo, de dormir dans les forêts ou d'errer dans les mines d'or abandonnées du Nord Mexique. À partir de 2011, Alexandre Friederich entreprend des recherches autour du libéralisme, de la cybernétique et du conditionnement social, rédigeant des essais. Il est également l'auteur d'un Journal d'Inconsistance5 (tenu au quotidien depuis 1977 (l'auteur avait alors 12 ans) et qui, au fil du temps, a connu différentes formes: carnets, feuillets de machine à écrire, blog. Selon certaines sources, il serait également actif sous le pseudonyme Alonso Llorente, et donc l'auteur de Susie la simple, première biographie de la chanteuse écossaise Susan Boyle. Outre le travail littéraire, il pratique le vélo de longue distance (Genève-Damas, Malaga-Lausanne, etc.) et le combat militaire israélien. Amateur de l'Asie du Sud-est, région où il voyage depuis plus de trente ans, il prépare pour 2020 un livre sur Naypyitav. Il vit actuellement entre le Mexique et l'Espagne.

 

Ouvrage

TM

Un balayeur se raconte. Il vit pauvrement dans un squat genevois, mais son regard s’aiguise à observer ses contemporains. Après des voyages, à Mexico ou en Arles, de retour à Genève et au contact d’une coloc, il va changer. Il se met en mode actif, hyperactif. Il change de monde. Mais pour quoi faire? Pour devenir qui? Avec Friederich, on enjambe gaiement le récit picaresque, la réflexion philosophique et la considération sociologique. Une manière décalée, et donc féconde, de reposer frontalement les questions de la consommation et de la décroissance.

Que signifie vivre à la marge dans un pays du trop-plein? Que signifie la pauvreté dans un pays de surabondance? Que signifie la liberté dans un pays de la surréglementation? La littérature peut dire quelque chose du réel. Sans grande théorie et sans jugement de valeur. Juste poser de bonnes questions. À vous de tenter d’y répondre.